Vous visitez la page : Un art, une lutte

DrapeauBresil La Capoeira constitue un aspect très fascinant de la culture brésilienne. Art complet mêlant habilement lutte et danse mais également musique et chant, le capoeiriste est à la fois un athlète, un acrobate, un danseur, un comédien et un musicien. La capoeira ne ressemble à aucune autre danse ni à aucun autre art de combat, elle développe agilité, souplesse mais aussi force physique et résistance, ainsi que le respect et la discipline. C'est l'extraordinaire rencontre (contrainte forcée) entre les différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil durant trois cents années d'esclavage. Venu d'Afrique avec leurs danses, leurs rituels, leurs fêtes et leurs chants, les esclaves ont fini par créer un rituel unique, lié à leur condition au Brésil : La CAPOEIRA. De ce fait, elle est à présent enseignée et pratiquée dans les écoles et dans de nombreux domaines tels que les ateliers de théâtre, les écoles de cirque et des centres sportifs au Brésil, aux Etats Unis, et depuis quelques années en Europe.

La Capoeira est un art

Tout comme d'autres arts martiaux, les mouvements des Capoeiristes imitent ceux des animaux tels que les macaques, les reptiles ou encore les félins. Ils évoluent indifféremment debout, en équilibre sur les mains, au sol ou bien dans les airs. Deux styles principaux existent : la Capoeira Angola et la Capoeira Régionale. La Capoeira Angola est la plus proche de celle pratiqué par les esclaves. Les coups sont lents et proche du sol, le but étant de faire tomber l'adversaire. Elle favorise la ruse afin d'emmener le partenaire au piège. La Capoeira Régionale, elle, intègre des mouvements d'autres art-martiaux. Ces mouvements sont rapides, acrobatiques et souvent aériens.

L'application de l'enseignement : La roda

DrapeauBresil Installés en cercle, les Capoeiristes forment ce que l'on appelle la "Roda". Accompagnant la musique et le chant de leurs frappes dans les mains, ils rythment le jeu et y donnent de l'énergie. Composée de percussions et de berimbaus, ce sont ceux-ci qui dirigent la roda et donnent la cadence. Au centre, il y a le jeu. Deux Capoeiristes dialoguent par un échange fluide de mouvements. Les coups sont lancés mais jamais portés, toujours esquivés. Tout est improvisé, il est donc nécessaire d'être attentif et à l'écoute du jeu de son partenaire pour ne pas se faire obstacle. A la fin, personne ne gagne ou ne perd. On se sert la main et on laisse la place aux autres.